Assurances maritimes: les acteurs internationaux réunis au Cameroun préoccupés par les avaries
(DIM DIM). Sur initiative du Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc) la ville de Kribi a abrité les réflexions sur ce phénomène régulier dans le secteur maritime. Le colloque y relatif s’est tenu dans la cité balnéaire Camerounaise, du 25 au 27 juin 2025.
Placé sous le parrainage du ministre des transports, Jean Ernest Massema Ngalle Bibehe, ce colloque international qui s’est tenu du 25 au 27 juin 2025, avait pour thème : « la prise en compte des avaries communes dans la gestion des sinistres maritimes », ier était rendu à sa deuxième édition, après celui de 2023.
À travers cet événement, la ville de Kribi (Département de l’Océan) prend peu à peu sa place stratégique dans le commerce international des marchandises. Par conséquent, le maire de cette localité balnéaire, s’est réjouit de ce que « la ville de Kribi ait été choisie pour la tenue d’un colloque international aussi important pour le secteur maritime. Tout en les invitant à bénéficier de leur séjour dans cette ville de la région du Sud en pleine croissance », souligne Augustine Ndoni Keller épouse Diyo, maire de Kribi 1er et représentante du maire de Kribi,
Durant 3 jours, experts et acteurs du secteur maritime ont échangé sur cinq (5) thématiques centrales avec plusieurs sous-thèmes à savoir : « la démarcation de l’intérêt commun de l’intérêt général dans les avaries communes », « le cadre général des avaries communes: de l’évaluation à l’indemnisation en avaries communes », et « le contentieux des avaries communes et des travaux en atelier ». Ce, afin que cela puissent éclairer les participants, les outiller en matière d’avaries communes dans la gestion des sinistres maritimes. Aussi, quelques cas ont été retenus pour permettre à ces derniers, d’avoir une idée précise sur ce procédé.
En sa qualité de maître d’ouvrage de ce colloque international, Auguste Mbappe Penda, directeur général du Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc), a souligné le caractère important de cette rencontre, et le choix de Kribi n’est pas anodin car: « la présence du ministre des transports atteste de l’importance que le gouvernement de la république accorde aux assurances maritimes », a-t-il indiqué.
Précisons qu’en droit maritime, l’avarie commune est une procédure de répartition des frais et dommages, entraînés par des mesures de sauvetage décidées dans l’intérêt commun d’un navire et des marchandises qu’il transporte. «Ce colloque vise à prémunir les chargeurs des couts prohibitifs résultants de la non ou sous assurance des marchandises, en cas de survenance des catastrophes majeures, pouvant entrainer des situations d’avaries communes », ajouté Auguste Mbappe Penda.
Le ministre des transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, occupé par d’autres chantiers d’intérêt national, a été représenté par Njoya Zakariaou, ministre délégué auprès du ministre des transports qui se dit préoccupé par le sort réservé aux avaries communes: « le gouvernement de la république entend y adresser des réponses adéquates, et veiller à ce que les intérêts des chargeurs soient pris en compte dans la résolution des sinistres », s’est-il exprimé.

Y ont également pris part: le président de l’Union des assurances maritimes, le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguélé Nguélé, le Conseil des chargeurs africains (Gabon, Ghana, Rdc, Togo, Guine Équatoriale etc..), les partenaires (Pad , Pak, Activa assurances, Apn, des professionnels et académiciens traitant des assurances maritimes dans les pays de l’Afrique de l’ouest, du centre, et même des pays occidentaux et d’Asie.
Nicholas Parton, avocat de nationalité anglaise, spécialisé dans les affaires maritimes et inscrit au Barreau Britannique, qui cumule plusieurs contentieux réglés à son actif, à partagé son expérience dans le domaine. L’expert souligne que, « les bateaux sont équipés d’appareils sophistiqués pour éviter les accidents maritimes. Mais, le cas du canal de Suez nous parle, où le bateau a bloqué le canal, du fait du commandant qui allait trop vite, et il y’a eu perte de marchandises, et l’amarteur a déclaré l’avarie commune, invitant tous ceux qui avaient une marchandise à bord de participer au sauvetage du bateau. Sans nos lois, c’est de la responsabilité du commandant. Il est clair qu’au terme du colloque, le message est d’avoir une assurance pour les avaries communes ».
C’est donc un colloque de haute envergure qui s’est tenu à Kribi, et le Cameroun à travers le Cncc, devient le précurseur de solutions pratiques, integrées et consensuelles dans la gestion des sinistres maritimes.