Grève dans le transport terrestre: les artisans du chaos désillusionnés
(Georges SEMEY). Autour de l’Honorable Simé Pierre, Président national du Sntrc et de El Hadj Oumarou, le Coordonnateur général du Bgft (Bureau de gestion du fret terrestre), le patronat du secteur, les responsables des syndicaux sectoriels, les chauffeurs, les propriétaires de flottes et les professionnels assimilés. Tous venus de Douala, Yaoundé, Meiganga, Bertoua, Bafoussam, Maroua, Ngaoundéré, Garoua etc… afin d’opposer une cinglante fin de non recevoir aux fauteurs de troubles infiltrés dans cette importante filière.
La salle de réunion de Sntrc (Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun), région du Littoral, a abrité ce 18 mars 2026, une importante concertation. L’ordre du jour portait sur l’examen du mot d’ordre de grève lancé par l’alliance des syndicats pour le développement du transport routier, pour ce 29 mars 2026. Les principaux messages adressés à ces derniers était clair et sans appel: ne pas céder aux sirènes de la manipulation et de la division, le respect des institutions républicaines, la confiance aux institutions d’encadrement du secteur du transport, notamment le Bgft et le Sntrc, la valorisation de l’activité et la solidarité sectorielle. « Le message (…) du Patronat est celui d’inviter les chauffeurs, les propriétaires de flottes et les syndicats constructifs à ne pas céder à la désinformation. La dynamique de modernisation est irréversible, et le Bgft maintient un cadre inclusif pour permettre à chaque acteur, de s’insérer dans cette nouvelle économie formalisée, rentable et respectée à l’échelle internationale », a indiqué El Hadj Oumarou, en ouverture à la concertation.

Bilan positif du Bgft et du Sntrc
Concernant particulièrement le Bgft, organisme national de répartition du fret terrestre, le bilan est fort élogieux et qui reposent sur 6 axes: le combat contre l’informel, la valorisation et la protection des petites et moyennes entreprises locales, la protection du transporteur sur le plan social, fiscal et financier, une gestion inclusive et participative des affaires, l’éradication de la corruption et des tracasseries via l’instauration de la Lettre de Voiture Obligatoire Digitale, le rétablissement de la confiance et de la crédibilité des transporteurs sur le plan internationale grâce à des initiatives à forte portée (Initiative Africafret, Sygfr au Bénin, la refonte du BGFT en République du Congo, le déploiement en cours du nouveau système de gestion au Tchad etc…..)
Fort des données consolidées issues de la plateforme Landfreightis du Bgft, le fret terrestre génère mensuellement sur les corridors Douala-N’Djamena-Bangui, environ 13.000 voyages, pour 320.000 tonnes de marchandises. « Le Bgft bénéficie aujourd’hui de la confiance totale des grands bailleurs de fonds internationaux et autres institutions tels que la banque mondiale, la Ceeac, la Cemac, la Zlecaf etc…. qui s’appuient sur son dispositif numérique pour sécuriser davantage les corridors stratégiques. L’action du Bgft vise non pas à détruire le secteur, mais à le formaliser notamment en engageant d’une part la digitalisation complète de la bourse de fret pour l’international, ainsi que le national, et l’extension dans les prochains jours à la gestion inclusive de la Lvo », rassure le Bgft.

Revenant sur la condition des acteurs du transport, les effets positifs de l’action du Bgft révolutionnent le secteur en se positionnant vers de meilleurs horizons:
protection sociale Cnps, priorité économique par la préférence nationale, traçabilité et sécurisation des transactions, renforcement de capacité des entreprises de transport, des conducteurs et des infrastructures etc…..Ce, afin de lutter durablement contre de véritables fléaux qui minent ce secteur:
précarité des transporteurs nationaux, montée inquiétante du système informel, affrètements de gré à gré, fragmentation du marché, opacité entretenue par des puissants lobbies multinationaux, corruption et rackets, tracasseries diverses etc…..
« Les résistances actuelles émanent principalement des réseaux qui tiraient profit de ce désordre, qui souhaitent sortir ce document des circuits institutionnels pour les gérer dans un cadre où la loi du plus fort restera de mise. En imposant la transparence et la traçabilité numérique, le Bgft restitue ainsi la valeur économique à ses créateurs légitimes : les propriétaires de camions et les chauffeurs », constate El Hadj Oumarou.
Rejet du mot d’ordre de grève

Des anti-progressistes dejà clairement identifiés et qui annoncent un mouvement de grève pour ce 29 mars 2026, sous de fallacieux prétexte. Face à cette énième tentative de déstabilisation, le patronat, les organisations socio-professionnelles du transports, les chauffeurs, mécaniciens, aide-mécaniciens etc….ont rejeté de la façon la plus ferme le mot d’ordre irresponsable lancé par l’alliance des syndicats pour le développement du transport routier, un regroupement flou et sans ambitions réelles au profit des transporteurs.
À l’unisson, les raisons fallacieuses brandies par ces agitateurs ont été balayées d’un revers de la main par la centaine de personnes réunies au siège du Sntrc Littoral à Douala. Face au bilan non-exhaustif présenté par le Bgft et le Sntrc: dématérialisation intégrale de la lettre de voiture (Lvi/Lvo), introduction d’un Qr code sécurisé, plans de renforcement de capacité adaptés, reconnaissance des centres de groupage, associations et autres acteurs de capacité avérée, comme ayant un statut officiel de « partenaires relais agréés » etc…
« Le message final du patronat doit inviter les chauffeurs, les propriétaires de flottes et les syndicats constructifs à ne pas céder à la désinformation. La dynamique de modernisation est irréversible, et le Bgft maintient un cadre inclusif pour permettre à chaque acteur, de s’insérer dans cette nouvelle économie formalisée, rentable et respectée à l’échelle internationale », a conclu l’honorable Simé Pierre.