Station de boue de vidange de Ngombe: l’entreprise Rocoby-Gie s’adjuge le marché d’exploitation
(DIM DIM). C’est la quintessence d’un communiqué le mardi 17 mars 2026, par le Dr Roger Mbassa Ndine, maire de la ville de Douala. Ce jour marque également la première rencontre tripartite entre la Cud, le concessionnaire Rocoby-Gie, entreprise adjudicataire pour l’exploitation de ladite station, et les acteurs du secteur de vidange. Rencontre tenue le même jour, à la salle Rudolph Tokoto de la Cud.
Sous l’impulsion du maire de la ville, la-dite rencontre a été coordonnée par le Dr Geremi Solle Solle premier adjoint au maire de la ville, assisté de Simon Ekotto Ndemba, directeur de l’environnement, de l’hygiène, de la santé et du cadre de vie à la Communauté urbaine de Douala (Cud). L’objet de cette réunion était d’informer encore une fois, tous les vidangeurs que l’infrastructure est mise à disposition, de faire en sorte que l’exploitant qui a été sélectionné par appel d’offre se présente aux vidangeurs, présente ses objectifs et que le contact soit établi, parce que la station vivra sur une impulsion tripartite.
Fort de son expérience, déjà engrangée au niveau de Yaoundé, pour être la seule entreprise qui gère la station de boue de vidange de la capitale politique du Cameroun. L’entreprise Rocoby- Gie a été retenue à l’issue d’un appel d’offre régulièrement lancé par la Communauté urbaine de Douala, pour l’exploitation de la station de boue de vidange de Ngombe.

Le Dr Geremi Solle Solle, 1er adjoint au maire de la ville, s’est dit satisfait pour l’approche, et attend de la nouvelle entreprise qu’elle fasse montre de professionnalisme et d’efficacité dans la gestion de la station de boue de vidange de Ngombe, ainsi que dans l’assaisonnement de la ville de Douala. « Il faut dire que c’est un équipement moderne qui a été offert à la ville de Douala par l’Etat du Cameroun, qui nous permet de traiter les boues de vidange. Nous savons que les boues de vidange sont les contenus de nos fosses septiques qui sont susceptibles de causer des maladies de péril fecal, et qui peuvent aboutir à des épidémies, si elles sont répandues et mal gérées. C’est fort de mon expérience de gestion d’épidémies urbaines dont je parle. Donc, c’est une infrastructure importante qui a été construite à Ngombe. Il faut que les citoyens comprennent cette logique. Ngombe, c’est un site de 70 hectares que la Communauté urbaine de Douala a acquis, et dans ce site va être construit toutes les usines de transformation des ordures », a-t-il souligné.
Précédemment, Simon Ekotto Ndemba, directeur du cadre de vie, est revenu sur la feuille de route dont l’objectif est double: «l’objectif est de permettre une meilleure coordination entre le fermier, la Communauté urbaine et les vidangeurs, pour que l’on ne retrouve plus les déchets déversés dans la nature», s’est il exprimé. Une occasion pour le directeur de l’environnement de la Communauté urbaine de Douala, de rappeler que la station de vidange de Ngombe obéit à une vision pérenne sur le long terme de l’exécutif communautaire, car, « le site ne se limitera pas aux boues de vidange. La mairie projette déjà d’y installer une unité dédiée aux déchets industriels, transformant cette zone en un véritable pôle de traitement intégré », a-t-il ajouté.

Sezawo Raymond, directeur technique de Rocoby GIE, l’entreprise sélectionnée pour l’exploitation du site de vidange de Ngombe a insisté sur l’autofinancement de la station. Loin d’être un contrat aux montants figés, la gestion se veut évolutive et solidaire: «les recettes doivent permettre à la station de s’autofinancer et d’assurer sa pérennité. Ce n’est pas un contrat sur un montant X. Nous allons réfléchir ensemble pour arrêter un prix qui va satisfaire la Cud, l’exploitation et les vidangeurs».
Toutefois le débat sur le prix à appliquer par mètre cube demeure, pour l’exploitant: « retenir le coût de 400 FCFA/ m3, cela ne va pas couvrir les charges de la station de boues de vidange, qui s’étend sur 10 ha, pour un débit journalier de 720m3 par jour. Cela va solliciter beaucoup de dépenses. Par ailleurs, nous allons travailler en synergie avec la Communauté urbaine de Douala. Nous allons remonter les données ensemble. Nous allons analyser pour dégager la marge de bénéfice, et voir si la station devient déficitaire. C’est une perpétuelle réflexion qui s’impose pour qu’elle soit bénéfique à toutes les parties (vidangeurs, Cud et l’exploitant). C’est cette synergie qui a été faite au niveau de Yaoundé », a-t-il évoqué.
La nouvelle station de Ngombe vient opportunément restructurer toute la filière de vidange. Ce que Tidang Nogho Bertrand, président de l’association panafricaine des acteurs de l’assainissement, salue avec beaucoup d’intérêt: « le métier de la vidange à Douala, est encore informel c’est vrai. Mais je crois que depuis des années, nous travaillons au niveau de l’association, en collaboration avec la Communauté urbaine de Douala, pour sensibiliser et renforcer la capacité des acteurs de l’assainissement. Notamment, pour les amener à la formalisation. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les choses ne sont véritablement plus comment par le passé. Il est clair qu’actuellement, c’est une grosse tâche qui s’offre à nous, avec la mise en fonction de la station de boues de vidange de Ngombe ».
Les mesures fortes
Plusieurs d’entre elles ont été arrêtées. Il s’agit de la fermeture du lit filtrant des bois des singes, qui était une solution provisoire et qui connaîtra une fermeture, et officiellement depuis le 20 mars 2026, tous les vidangeurs devront désormais se diriger vers Ngombe dans l’arrondissement de Douala 5ème.
À compter de cette date, il est défini une période d’essai d’un mois, afin de roder l’ouvrage, et de s’assurer que tout fonctionne normalement et selon les prévisions. Car, ce site traite les boues de vidange qui produisent au final, plusieurs composés.
Comme annoncé par l’exécutif communautaire, représenté par le Dr Geremi Solle, la décharge de Nyalla à été fermée, le vendredi 20 mars 2026. Précisons que la station de boue de vidange de Ngombe est ouverte 24h/24h.