14 septembre 2026

Prévention et Protection de l’enfant: la responsabilité des médias mise en éveil

(DIM DIM). Au cours d’un atelier de formation qui s’est déroulé le vendredi 11 septembre 2026, à l’initiative de MTN Cameroon, de concert avec l’organisation internationale Plan Cameroon, le Ministère de la Communication, le Ministère d’État délégué à la justice, au siège de la l’entreprise de téléphonie mobile à Douala. 

« Comprendre les violence faites aux enfants, sous le prisme du juridique, et prévenir les préjudices liés à leur médiatisation, comprendre les conséquences des violences sur la santé des enfants, représentation dignité et sauvegarde dans la communication les médias et les contenus en situation d’urgence ». Ainsi se résument les thématiques sur lesquelles les hommes et femmes de médias ont été capacités, grâce à une initiative prise par MTN Cameroon, ce vendredi  11 septembre 2026, à son siège, sis Akwa Douala.

Pour cette riche et instructive rencontre, les panelistes Ulrich Xavier Ovono Ondoua, Magistrat et Président du Camp, Dr Jeannette Afounde, Médecin de Santé publique, Josiane Nzouke, Spécialiste  de la sauvegarde et de la Pshea Plan International, ont capacité les médias sur l’intérêt à protéger les enfants, dans les aspects éthiques et déontologiques, ainsi que dans les aspects juridiques et psychologiques.

Des enseignements qui doivent être pour les professionnels des médias, un guide déontologique dans le traitement de l’information sur les enfants, car « pour tout sujet relatif aux violences faites aux enfants, il faut mettre en avant l’intérêt supérieur de ce dernier. Toujours se poser la question de savoir : est-ce que ce que je m’apprête à publier, diffuser est dans l’intérêt supérieur de l’enfant ? », recommande le Magistrat Ulrich Xavier Ovono Ondoua. Pour l’expert du droit, les hommes et femmes de médias ne doivent pas perdre de vue, le fait qu’en matière pénale, plusieurs infractions portent atteinte la dignité du mineur il s’agit : le délaissement du mineur, l’irresponsabilité des parents, ou les atteintes à l’intégrité du mineur. 

Il révèle à cet effet qu’en matière pénale, les journalistes doivent s’abstenir de soumettre un mineur à un interrogatoire. Ce qui est une invite à la protection du mineur victime, l’encadrement des dispositions comme témoin, le fait de ne pas juger un mineur en public etc…., sont autant de dispositions que doivent observer les professionnels des médias, face à des actualités qui concernent les enfants. Quand on sait que « les médias n’ont pas qualité juridique de dire qu’un viol a eu lieu . Sur cette thématique de l’enfant, vous avez d’énormes efforts à faire, pour vous départir de vos pratiques habituelles, au risque d’être sanctionnés conformément à la loi numéro 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cyber-sécurité, cyber-criminalité », prévient le Magistrat. Il conclut en rappelant qu’ « on ne présente pas un enfant en situation d’indignité ».

Qu’est ce qui est recommandé ? 

Principale cible de cette formation, la journaliste Glwadis Mbenda a bien compris au terme de la session qu’il « ne fait pas publier l’images des enfants victimes de violence, ne pas rapporter des propos tenus par des enfants dans le cadre des reportages, ne pas suggérer des réponses aux enfants dans le cadre des reportages ».

Hervé Villard Njile , journaliste à La Nouvelle Expression, et promoteur du site en ligne La Rédaction du Cameroun, « s’interroge que si c’était notre enfant, comment on allait se sentir après autant de médiation?. Il est clair que lorsqu’on présente le visage d’un enfant victime de violences et exposé dans les médias on lui inflige des blessures invisibles, et plutard, il aurait le sentiment de n’avoir pas été protégé, d’avoir été jeté en pâture…. ». Et de conclure que, « ce séminaire va changer ma façon d’aborder les sujets concernant les enfants, surtout quand il s’agit des enfants victimes de violence ».

La protection de l’enfant est revenue dans plusieurs exposés. Ce que les journalistes comme Dim Dim, Mathieu Nathanaël Njog , Mathias Mouende Ngamo , Léandre Ndzie participants à ce séminaire, ont davantage salué l’initiative, après l’intervention de Josiane Nzouke, Spécialiste de la Sauvegarde et de la PSHEA , Plan International Cameroon: « mettant l’accent sur l’importance d de protéger l’identité des enfants et des jeunes, donner la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant sur toute autre considération, honorer et défendre la dignité et les droits de chaque individu remettre en question les stéréotypes, minimiser les déséquilibres de pouvoir ».

Perspectives et Attentes

Cette formation pionnière se veut pérenne, et qu’à travers elles, les enseignements reçus puissent permettre à la cible, de mieux aborder les questions de l’enfant dans la production des articles et reportages: « vous êtes avec ceux qui ont été formés à Yaoundé, les premiers, qui pourront désormais travailler sur ces questions en Afrique Centrale. Notre objectif sur le long terme, est de pouvoir travailler avec le ministère de la communication, pour que chacune et chacun de ceux qui ont reçu cette formation aient une certaine reconnaissance, qui leur permette de couvrir de façon systématique tout événement organisé par l’un des 87 pays de la fédération de Plan International. On y arrivera, si vous nous aidez à justifier la valeur ajoutée de cette formation », a souligné Dr Eddy Patrick Donkeng , Head of Communication et Influencing, Plan International Cameroon. 

Satisfaite de ce qui a été partagé durant l’atelier de formation, la représentante du Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, n’a pas manqué de saluer l’initiative de MTN Cameroon, pour ce bond vers la protection de l’enfant, et se réjouir d’ailleurs de ce que le sujet préoccupe autant l’entreprise de téléphonie mobile. Venue observer , elle a pris l’engagement de rendre compte au Ministre de ce qui a été dit. « Ce genre d’initiative est très important. Je ne manquerai pas de remercier MTN Cameroon, Plan International Cameroon pour l’organisation de cet atelier », a-t-elle indiqué.

En sa qualité d’entreprise responsable et citoyenne, MTN Cameroon entend jouer sa partition dans la protection de l’enfant. D’ailleurs, Paul-Henri Mbongo, Responsable de la Communication chez MTN Cameroon précise qu’à l’issue de cette session de formation des journalistes avec le  partenaire Plan International Cameroon, « l’objectif pour nous était d’attirer l’attention des professionnels de la communication, sur le traitement délicat de l’information relative à l’enfant. Nous sommes fournisseurs d’accès à internet, il est de notre devoir de continuer à sensibiliser les différents utilisateurs sur les dangers que nous courrons tous, à mal traiter l’information de ses couches vulnérables que sont spécialement les enfants ».

Toutefois, il convient de relever que c’est par une remise des parchemins aux hommes et femmes de médias que l’atelier a pris fin. Avec pour leitmotiv : faire de la protection des enfants, une affaire de tous.

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