(Jean ADOUL). La catastrophe s’est produite au petit matin du 11 juillet 2026. Elle interpelle les autorités locales ou réglementaires, sur l’extrême laxisme observé en matière d’édification des constructions et d’occupation des sols. La ville de Douala affiche un ratio décevant de 10 % d’immeubles construits, en conformité avec la réglementation en vigueur. Soit 90% érigés dans l’illégalité.
La saison des pluies de l’année 2026 fait ses premiers morts à Douala, dans le registre des effondrements d’immeubles. Situé à Bonamoussadi (Arrondissement de Douala 5ème), lieu-dit Carrefour Saint James, un bâtiment R+2 s’est affaissé comme un château de cartes, suite à l’abondante pluviométrie enregistrée dans la nuit du 10 au 11 juillet 2026, selon les services techniques de la Communauté urbaine de Douala (Cud).
Également sur les lieux, les éléments du corps national des sapeurs pompiers. La conjonction d’actions entre ces deux institutions, aidées par les populations, a permis d’extraire des décombres 6 corps. Bilan provisoire. Miracle, six (6) survivants ont pu être retirées des ruines: « ils ont été évacuées vers des formations hospitalières pour une prise en charge médicale », renseigne la Communauté urbaine de Douala.
Qui précise par ailleurs que l’immeuble effondré menaçait ruine, était identifié comme dangereux, et avait été libéré de ses occupants et placé sous scellés. « Il ressort des premières constatations que des personnes avaient clandestinement réoccupé les lieux, en violation des mesures de sécurité prises », clarifie la Cud.
Des sans domiciles fixes, en réalité, qui y squattaient sans engagement contractuel avec le propriétaire dudit immeuble. Il est à repréciser que de milliers de bâtiments et habitations sont construits sur des zones à risque ou en violation des principes et règles des Plans directeur d’urbanisme et d’occupation des sols.
Selon la Communauté urbaine de Douala, sur un (1) million d’immeubles érigés dans la ville de Douala, moins de 100.000 disposent d’un permis de construire et d’un titre foncier. Soit seulement 10% de constructions en règle.

