6 mars 2026

Climat social: Douala sous contrôle

(Georges SEMEY). Les populations de la capitale économique n’ont pas cédé aux appels de trouble à l’ordre public lancés, via les réseaux sociaux, par certains agitateurs de la scène politique. Malgré une présence discrète des forces de l’ordre, les habitants ont sereinement vaqués à leurs occupations.

La ville de Douala se caractérise depuis ce samedi 26 et dimanche 27 juillet 2026, par son train train d’activités habituel. Loin des appels à manifestation lancés par des activistes et militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

Ces derniers faisaient, en effet feu de tout bois, à travers divers canaux sociaux, en faveur des protestations et manifestations, dans l’éventualité d’un rejet de la candidature du Pr Maurice Kamto, ancien président de ce parti politique, dont la candidature a été enregistrée sous le Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie).

Tous les carrefours et quartiers emblématiques de la capitale économique grouillaient de monde, occupé à vaquer sereinement à leurs occupations, malgré un contexte politique conjoncturel: Ndokoti, Dakar, Bonamoussadi, Ndogpassi, Akwa, Bonaberi, Bepanda, Bassa, New-Deido ou New-Bell etc….

Toutefois, les autorités administratives ont déployé des forces du maintien de l’ordre dans certaines zones ciblées, afin de parer à toute éventualité de trouble à l’ordre public. À titre illustratif, et dans le sillage de l’actualité sur la publication de la liste des candidats à la présidentielle d’octobre 2025, une dizaine de gendarmes a été déployé aux encablures du siège du Manidem.

Dans d’autres points de la ville, on pouvait apercevoir une présence de la police, également à titre préventif au regard de ces appels à la rébellion diffusés par quelques agitateurs. Au final, plus d’inquiétudes que de faits réels. Les opérations prévisionnelles de renseignements et de sécurisation s’étaient d’ailleurs intensifiées, dès le vendredi 25 juillet, avec de régulières patrouilles effectuées par la police et la gendarmerie aux abords des antennes Elections Cameroon (Elecam), et dans les grands carrefours.

Ce dispositif sécuritaire a été progressivement levé au soir du 26 juillet. Douala poursuivait ses mouvements nocturnes, sous une pluie battante: bars bondés, embouteillages, klaxons de véhicules, sous une vigilance des forces de l’ordre qui reprenaient également la routine de leurs patrouilles quotidiennes.

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