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Conflits: un diplomate propose la médiation comme solution

(DIM DIM). À l’occasion de la semaine de la médiation au Cameroun, initiée par l’association Ombudperson & Mediation Initiative (Omi), autour du thème central “donnons une chance à la médiation pour la paix et la santé sociale”. C’est la première conférence publique du genre qui s’est ouverte à Douala, ce jeudi 2 avril 2026.

Portée par Robert Roger Ngangue Dimbongo, expert international en médiation et dialogue, fondateur du cabinet, la conférence publique a réuni des participants issus de la société civile, journalistes, juristes, avocats, universitaires etc….Il est desormais admis qu’un conflit est une opportunité pour certaines sociétés, de s’arrêter et de s’interroger pour comprendre ce qui ne va pas, ainsi que, cerner les causes des tensions.

En situation de conflit, la paix est fragile, et son entretien exige un investissement collectif permanent. Pour l’expert Ngangue, les conflits ne sont pas une anomalie, et sont inévitables. Ce qui compte, c’est la capacité à les prévenir et à les désamorcer. Il pointe un manque structurel : «Au Cameroun, il n’y a pas encore de circuits racinaires pour éviter la guerre». Plusieurs facteurs alimentent les tensions institutionnels, politiques, communicationnels, psychologiques, économiques, et face à eux, des mécanismes existent: arbitrage, conciliation, facilitation, négociation, et bien sûr, la médiation.

La médiation, s’impose comme meilleure option

Face à ces batteries d’option de résolution de conflits, de plus en plus, les experts font recours à la médiation, et conseillent cette voie, non pas parce qu’elle est imposée par un juge, mais parce qu’elle repose sur la compréhension des besoins réels des parties, explique le diplomate conflitologue.
À cette effet, « elle se déploie en plusieurs étapes: pré-médiation, entretien d’information, identification des faits, négociation, puis accord et s’applique aussi bien aux conflits familiaux que communautaires, économiques ou institutionnels », a-t-il ajouté

Aussi, l’efficacité du médiateur doit impérativement résider dans son indépendance et sa neutralité. «Sa simplicité, son accessibilité mais aussi sa capacité à très rapidement ressortir de la confrontation font qu’il est l’outil incontournable aujourd’hui en matière de désescalade des tensions», affirme Robert Roger Ngangue.

L’expert prend pour exemple la succession d’évènements de crise dans le monde, comme étant un indicateur de ce que : «les images que nous voyons venir de partout dans le monde indiquent qu’il y a lieu de remettre les protagonistes autour d’une table pour encenser le dialogue, pour encenser l’écoute». Le Cameroun n’est pas en reste dans cette posture: «on a vu avec les joutes électorales, on a failli véritablement passer à côté», a-t-il souligné

Loin des préjugés qui laissent croire que la médiation est un aveu de faiblesse, «recourir à la médiation, c’est plutôt un signe de sagesse, un signe de courage, de maturité et de responsabilité», rassure l’expert. Le promoteur du cabinet Afrimeds et président de l’association Ombudperson & mediation Initiative annonce ensuite une tournée mensuelle dans toutes les régions du Cameroun jusqu’à la fin de l’année. «La prochaine étape, le mois prochain, ce sera probablement Garoua ou Yaoundé la capitale, avec la même approche et la même campagne de sensibilisation», précise Robert Ngangue. Recourir à la médiation, répète-t-on ici, ce n’est pas capituler. C’est choisir la table plutôt que le tribunal, le dialogue plutôt que l’affrontement. Un choix que le diplmate espère voir s’imposer, progressivement, comme un réflexe camerounais. « Autant on investit pour la guerre, autant devrait investir pour la paix »,a-t-il conclu

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