(Georges SEMEY). D’après le rapport de l’Africa Industrialisation Index (AII) 2025 publié par la Banque africaine de développement, plusieurs atouts ont hissé le Royaume Chérifien à ce niveau: la création des zones industrielles, la vulgarisation des chaînes de valeurs, réseaux de télécommunications et énergétique performants etc….
S’il a bénéficié du recul de l’Afrique du Sud, le Royaume Chérifien a également été propulsé par sa stratégie de développement industriel: des investissements publics en nette augmentation, les apports étrangers en hausse, une intégration croissante dans les chaînes de valeur mondiales, des zones industrielles en plein essor et des infrastructures smarts et à haute connectivité, à l’instar du port de Kénitra, et Tanger Med, aujourd’hui premier port Africain. Les experts relèvent par ailleurs, la réussite d’une politique d’incitation à l’investissement privé, la diversification des chaînes de valeurs et le développement des réseaux de télécommunications et d’énergie.
Ce rang est ainsi franchi par le Maroc, pour la toute première fois. Selon le rapport de l’Africa Industrialisation Index (AII) 2025 publié par la Banque africaine de développement, en marge de la 61ème Assemblées Annuelles du Groupe de la BAD et la 52ᵉ du Fonds africain de développement, la politique pro-industrie lancée il y a 20 ans, par le Maroc porte irrémédiablement ses fruits. Évoquant désormais sérieusement « le modèle Marocain ».
Selon plusieurs spécialistes, l’industrie du Maroc ne repose plus seulement sur les phosphates ou l’automobile. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le pays a drainé d’importants moyens vers d’autres secteurs porteurs comme l’aéronautique. «Chaque avion dans le ciel aujourd’hui produit après les années 2005 a au moins une composante essentielle produite au Maroc. Ça a été un des paris du roi Mohammed VI de miser sur l’aéronautique tout autant que sur l’automobile », pense Abdelmalek Alaoui, Président de l’Institut Marocain d’intelligence stratégique et auteur du livre Maroc, le défi de la puissance.
Toutefois, des inégalités fonctionnelles demeurent. Toujours selon le rapport de la Banque Africaine de Développement le Maroc devrait, pour installer une croissance durable et se stabiliser comme première puissance industrielle du continent: création systématique des emplois, redistributionéquitable des fruits de cette bonne santé économique, réduction substantiellement les inégalités sociales etc….
Rappelons que l’indice du rapport le rapport de l’Africa Industrialisation Index a été lancé en 2010.

