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Économique verte et durable: le Cameroun recherche des financements au sein du Commonwealth 

(Georges SEMEY). Une délégation conduite par Louis Paul Motaze a séjourné du 9 au 10 septembre à Londres, au Royaume Uni, avec pour objectif, d’attirer les businessmen membres de cet espace linguistique. Récit.

Considérée comme une place forte de la finance internationale et des investissements, Londres, la capitale du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, a accueilli une forte délégation camerounaise conduite par Louis Paul Motaze, le ministre des finances. Pendant 48 heures, du 9 au 10 septembre 2026, le grand argentier camerounais a rencontré des businessmen de la cité, lors d’un Market Sounding-Road Show, organisé avec le Commonwealth Enterprise and Investment Council (Cweic) à Marlborough House.

Selon les équipes du Ministère des finances, l’ambition du Cameroun est celle de passer de la promotion du potentiel économique à la structuration de projets bancables, capables d’attirer des investisseurs de long terme et de soutenir concrètement la transformation économique du Cameroun.

Rappelons que le budget 2026, d’un montant évalué à 8816,4 milliards de FCFA, consacre une enveloppe d’environ 3197 milliards de FCFA pour les nouveaux emprunts. Et concernant l »encours de la dette publique du Cameroun, il s’établit à 15.607 milliards de FCFA, à fin juin 2026. Correspondant à un taux équivalent à 44,2 % du Produit intérieur brut (Pib). 

Pour Yaoundé, l’opération de charme lancée à Londres visé à présenter aux investisseurs, institutions financières et partenaires du Commonwealth les opportunités offertes par le Cameroun et explorer de nouveaux mécanismes de financement de la Stratégie nationale de développement pour l’horizon 2030. 

À propos, Louis Paul Motaze a rappelé « qu’il ne s’agit pas simplement d’emprunter davantage, mais de mieux financer le développement, à travers des capitaux à coûts soutenables, les garanties, les financements mixtes et le partage des risques ». Le Cameroun dispose en effet de juteuses opportunités de grand intérêt pour les investisseurs dans des domaines diversifiés mais insuffisamment exploités, pourtant à fort potentiels: énergie, infrastructures, mines, agro-industrie, industrie manufacturière, numérique, eau et infrastructures urbaines.

Louis Paul Motaze a brandi, pour davantage convaincre, quelques chiffres clés de l’économie camerounaise: une croissance qui se situe en 2025 à un taux de 3,5 % pour la 3ᵉ année consécutive, une économie portée à environ  98 %  par les activités économiques non pétrolières, un produit intérieur brut nominal évalué à  34.474 milliards FCFA, et une dette publique soutenue à 

43,7 % du produit intérieur brut, à fin 2025, contre un plafond communautaire de 70 %, dans la zone Cemac. « Le Cameroun mise également sur la finance durable, avec son cadre de financement durable adopté en 2024, le développement d’obligations vertes, sociales et durables, ainsi que les mécanismes de finance carbone liés au potentiel écologique du bassin du Congo », a renchéri le Ministre des finances camerounais.

Le Cameroun présenté, c’est également environ 12 gigawatt de potentiel hydroélectrique, et 406 milliards FCFA de dépenses budgétaires favorables au climat en 2026. Mais pour accéder sa croissance économique et son développement, le pays a besoin d’importantes ressources. Ressources estimées à environ  89.000 milliards de FCFA d’investissements, avec une participation à hauteur de 45 %, venue des partenaires au développement et du secteur privé. 

Le Cameroun mise également sur la finance durable, avec son cadre de financement durable adopté en 2024, le développement d’obligations vertes, sociales et durables, ainsi que les mécanismes de finance carbone liés au potentiel écologique du bassin du Congo.

Avec l’opération séduction de Londres, le Cameroun ouvre a une nouvelle piste pour financer durablement son développement. « Nous ne sommes pas venu vous présenter un Cameroun où tout est déjà accompli. Nous Nous pouvons regarder avec confiance, le chemin parcouru », a rassuré Louis Paul Motaze.

Notons la présence auprès du Ministre des finances, le Ministre délégué aux finances chargé de la planification, Paul Tassong, le Ministre délégué auprès du Ministre des relations extérieures chargé du Commonwealth, Félix Mbayu, le Directeur général du Trésor, Sylvester Moh Tangongho, et le Directeur général de la Caisse Autonome d’amortissement (CAA), Richard Evina Obam, entre autres personnalités constituant la délégation Camerounaise.

Le Commonwealth représente environ 14 % à 15 % du Produit intérieur brut mondial. Avec 56 États membres, l’organisation abrite la moitié des 20 premières villes émergentes de la planète, incluant des moteurs comme New Delhi, Mumbai, Nairobi, Bangalore ou Johannesburg. Le Cameroun a intégré le Commonwealth le 1er novembre 1995.

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