(Félix BEDA). Le coup de filet opéré le lundi 10 novembre 2025, et le mercredi 12 novembre 2025.
Les plaintes et dénonciations s’amoncelaient sur la table des responsables de la 1ère Région de Gendarmerie à Yaoundé. Celles émanant de personnes ayant subi des agressions, vols ou incursions et autres effractions perpétrés par de curieux individus vêtus de tenues scolaires de l’Institut Bilingue Petou. Actes illégaux posés au sein dudit établissement scolaire, dont le Surveillant général a saisi opportunément la Région de Gendarmerie compétente.
De fil à aiguille, les éléments du Service des Recherches Judiciaires et de la Lutte contre le Grand banditisme de la 1ère Région de Gendarmerie ont immédiatement ouvert une enquête, sur la base des éléments en leur possession. Les investissements minutieusement menées ont conduit à l’interpellation du chef de gang, le lundi 10 novembre 2025 au quartier Odza.
« Au cours de son exploitation, le suspect âgé de 16 ans et repris de justice est passé aux aveux complets. Il a affirmé être le chef du gang de trafiquants de stupéfiants qui sème la terreur au quartier Awae », a indiqué le Lieutenant Obama Adoumou Aloys, Chef du bureau de suivi et des statistiques au Srj/Blcb/Rg1. Lesdits aveux ont ainsi permis aux éléments de la 1ère Région de Gendarmerie de mettre la main sur ses cinq (5) complices dans la nuit du mercredi 12 novembre 2025 au Carrefour de l’Amitié, à Mvan et à Ekié.
S’en est suivi des perquisitions de leurs domiciles. Perquisitions ayant abouti à la saisie du chanvre indien et autres produits psychotropes ainsi que des effets des élèves. « Selon certaines victimes, ces dealers agressaient également les élèves dans les salles de classe et leur promettaient des représailles en cas de dénonciation. Une autre a déclaré qu’après l’avoir dépouillée de son téléphone, ces derniers ont contacté ses proches pour leur demander de l’argent. Ils les menaçaient d’enlever et de la tuer s’ils ne coopéraient pas », justifie le Lieutenant Obama Adoumou.
Notons que les personnes interpellées, dont deux (2), sont des repris de justice. Ces derniers seront dans les prochains jours présentés devant le Procureur de la République pour répondre de leurs actes.

