Port de Douala: la Présidence de la République opte pour la nationalisation du scanning
(Georges SEMEY). Après le terminal à conteneurs, le remorquage, et le dragage, cette activité stratégique et de haute sécurité nationale a été définitivement confiée, ce 21 janvier 2021, après arbitrage présidentiel, à la société de Droit Camerounais, TransAtlantic D S.A, au détriment du Sgs scanning, une filiale du groupe Suisse Sgs.
Est-ce la fin de la querelle entre TransAtlantic D S.A, opérateur de scanning désigné le 25 décembre 2025 par le Port autonome de Douala (Pad), et la Société générale de surveillance (Sgs), qui effectuait les opérations d’inspection non-intrusives des cargaisons au Port de Douala-Bonaberi, depuis 2015? Tous les signaux portent à croire que l’imbroglio autour de cet important dossier à connu son épilogue suite à la réunion convoquée, ce 21 janvier 2026, par Ferdinand Ngoh Ngoh, le Secrétaire général de la présidence de la République, Ministre d’État.
En effet, ce dernier a adressé une correspondance au Secrétaire général des Services du Premier Ministre, Séraphin Magloire Fouda, avec pour objet, « difficultés liées au scanning des marchandises au Port autonome de Douala ». Cette invite de haut niveau est consécutive au conflit ou bicéphalisme constaté, pour le contrôle du marché du scanning des marchandises au débarquement et avant embarquement au Port de Douala.
Alors que le Conseil d’administration du Port autonome de Douala a désigné depuis le 25 janvier 2025, avec prise d’effet le 2 janvier 2026, l’opérateur de Droit Camerounais TransAtlantic D S.A, le Ministre des finances, Louis Paul Motaze, recadrait le Directeur général du Port autonome de Douala, indiquant que: « je vous demande de vous en tenir, en cette matière, aux dispositions pertinentes du contrat d’inspection par scanner (Cis), que le gouvernement a conclu avec la Société générale de surveillance (Sgs), le 2 mars 2015, en vue de renforcer la sécurisation des recettes douanières ». Plus précisément, le Ministre des finances s’opposait, à travers cette sortie à la concession attribuée à TransAtlantic D S.A.

Face à cette cacophonie, la Présidence de la République s’est saisie du dossier, et selon de bonnes sources, et apris fait et cause en faveur du maintien du nouvel opérateur Transatlantic D S.A. La réunion présidée par Jean Claude Mauger Ayem, Conseiller technique à la Présidence de la République, a connu la présence outre le Secrétaire général des Services du Premier, les représentants du Port autonome de Douala et ceux de l’administration des Douanes. « À l’issue de cette rencontre, des instructions fermes ont été données aux deux parties de s’en tenir aux instructions du Président de la République en ce qui concerne le scanning au Port de Douala-Bonabéri et de procéder, dès demain vendredi, aux diligences nécessaires pour satisfaire les clients, en collaboration avec l’opérateur de scanning TransAtlantic », apprend-on d’une source proche du dossier.
Selon la même source, après la concertation à la Présidence de la République, une réunion technique et de cadrage réunissant le Port autonome de Douala, la Direction générale des Douanes et le concessionnaire TransAtlantic D SA, s’est tenue, afin de « mettre en œuvre les recommandations émanant de la réunion avec le Secrétariat Général de la Présidence de la République », insiste la source. Cet arbitrage marque par conséquent, une autre victoire pour Cyrus Ngo’o, qui en l’espace de 7 ans, a réussi à ramener sous le giron local, la gestion de plusieurs activités, jadis exécutées par des entreprises étrangères.