Site icon Ripostes

Transport terrestre: le Sntrc engage un recensement général des transporteurs impactés par la crise post-électorale

(Gerges SEMEY). C’est l’une des résolutions fortes issues de la rencontre entre acteurs de ce secteur névralgique de l’économie nationale, réunis le 15 janvier 2026, à Douala, sous la présidence de l’Honorable Pierre Simé.

Les membres de la plateforme des organisations syndicales et organisations socio-professionnelles des transporteurs routiers (transporteurs, chauffeurs, mécaniciens, aide-chauffeurs, chargeurs etc….), étaient en conclave, ce 15 janvier 2026 à Douala, au Siège du Sntrc, le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun. La rencontre présidée par l’Honorable Simé Pierre, Président national du Sntrc, portait essentiellement sur le bilan des activités opérationnelles comptant pour l’année 2025, l’examen des événements post-électoraux, et les perspectives pour l’année 2026.

Il ressort du bilan de l’année 2025, quelques avancées dans la dématérialisation des procédures de fret, l’intensification du dialogue avec les pouvoirs publics, le maintien d’un climat social apaisée au sein de la communauté des transports, ou encore la sécurisation des différents corridors, la formation des acteurs de la plateforme, la représentation des membres de la plateforme dans diverses instances etc….

Toutefois, de nombreux défis démeurent pour relancer et redynamiser ce secteur: les tracasseries routières, le non respect des tarifs consensuels de transport entre le Cameroun et les pays de l’hinterland (Tchad et Rca notamment), le mauvais état des routes, la montée du phénomène du transport pour compte propre effectuée impunément par certains bailleurs de fret, le retard sur la l’application du contrat type des hydrocarbures (non respecté à 90%), le non respect de la structure des prix établis par la Caisse de stabilisation des produits des hydrocarbures (Csph), la mauvaise facturation de l’assurance marchandise etc….

Sur la crise post-électorale, la plateforme a tiré les conséquences de ces événements fâcheux qui ont eu un impact négatif sur les activités des transporteurs, en termes de rendement, de préservation du matériel roulant, et de respect de leurs engagements à l’endroit des partenaires. Une crise déplorée par tous les acteurs, mais à laquelle le Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), sous la coordination de El Hadj Oumarou, le Coordonnateur général, a impulsé des pistes de solutions. Notamment, le paiement de certains engagements urgents des transporteurs auprès des créanciers, me rééchelonnement du paiement des traites et acomptes, ou encore la création d’un cadre de concertation avec les pouvoirs publucs et les partenaires. Par ailleurs, un recensement des transporteurs ayant subi des dommages a été instruit in situ par l’Honorable Simé Pierre. Prenant l’engagement de toujours rester républicains quelque soit le contexte.

Sur les perspectives 2026, les transporteurs réunis à Douala ont fermement formulé le respect des prix du transport, la levée des tracasseries policières et administratives abusives, l’exercice de l’activité de transport uniquement par les transporteurs, le renforcement des mesures de sécurité sur les corridors Douala-Bangui-Ndjamena, la sensibilisation des tous les acteurs du métier des transports sur le respect des valeurs républicaines etc……

Rappelons que le Sntrc est le principal syndicat des transporteurs local regroupant la majorité des acteurs de ce secteur dont les activités s’étendent jusque dans la sous-région Afrique centrale.

Quitter la version mobile