Dette flottante 2000-2019: ĺ’État règle 463,3 milliards de FCFA et met en garde contre les créances fictives
(Jean ADOUL). Pour bénéficier de leur paiement, les créanciers montrent patte blanche, en justifiant leur dû auprès Bureau de la dette flottante du Ministère des finances. Tout fraudeur est susceptible d’être accusé de détournement de fonds publics.
« Malgré les contraintes financières actuelles, les paiements se poursuivent suivant les prévisions du plan de trésorerie de l’Etat….Le Ministère des finances réitère sa détermination à poursuivre avec la même rigueur, le processus de mise en paiement des dossiers validés en vue de la réussite de cette opération ». Dans un communiqué publié ce 29 mai 2026, le Ministre des finances rassurait les prestataires, créanciers de l’État du Cameroun, quant au déroulement du processus de règlement de la dette flottante de l’État et ses démembrements, pour la période 2000-2019.
Le même communiqué s’adressait également aux ordonnateurs et ordonnateurs délégués ds entités publiques débitrices qui devraient poursuivre le paiement de cette ardoise auditée et validée et arrêtée au montant de 752,1 milliards de FCFA. Une dynamique de règlement engagée en janvier 2024, dont l’évaluation indique une avancée soutenue, malgré diverses pesanteurs. Louis Paul Motaze dévoile un bilan de paiement estimé à la somme de 463,3 milliards de FCFA: soit 232,9 milliards de FCFA payés en 2024 et 230,4 milliards de FCFA règlés en 2025.
Dans le détails, le règlement de le dette publique au titre de l’année 2024, concernait particulièrement la dette salariale à hauteur de 182,9 milliards de FCFA et la dette fiscalo-douanière évaluée à 50 milliards de FCFA. Pour le compte de l’année 2025, une enveloppe spéciale de 110 milliards de FCFA a été inscrite dans le budget de l’État pour le paiement de la tranche annuelle hors dette salariale.
À date, près de 78%,3% de cette enveloppe ont déjà fait l’objet de paiement effectif, soit 86,2 milliards de FCFA, dont 54,2 milliards de FCFA de dette fiscalo-douanière, 20,2 milliards de FCFA de dette commerciale, et 6,5 milliards de FCFA de dette académique. « Le reste, dont 5 milliards de FCFA, a été consacré à la dette sociale et la dette locative…. », informe le Ministre des finances. De ce décompte dressé par Louis Paul Motaze, une enveloppe de 5,3 milliards de FCFA a été réservée à la dette sociale et locative.
Par ailleurs, précise le Ministre des finances, « qu’au regard de sa spécificité, la dette académique des universités d’État à été engagée en totalité et les enseignants concernés reçoivent progressivement par virement bancaire, les paiements en fonction des disponibilités de trésorerie ». Toutefois, dans le sillage du paiement de sa dette flottante de pour la période 2000-2019, l’État du Cameroun procède parallèlement à un contrôle de créances rigoureux. Ce, exigeant de la part des créanciers publics, une panoplie de justificatifs. Ces derniers doivent confirmer leur éligibilité à la programmation de leur paiement.
Notons également que le gouvernement met en garde tous les créanciers malhonnêtes qui voudraient déclarer de fausses créances: « l’État se réserve le droit de poursuivre pour tentative de détournement de deniers publics, toute personne mal intentionnée, usant des manoeuvres frauduleuses à l’effet de réclamer des créances fictives à l’État », prévient Louis Paul Motaze. Reste à payer: 288,8 milliards de FCFA.