25 juin 2026

Loum: les Chefs traditionnels Bafuns, Babong et Bonkeng mettent en garde le Maire Guy Mesmin Wambo

(Georges SEMEY). Des propos incendiaires contenus dans un communiqué du 11 juin 2026. Ces notabilités accusent l’élu municipal de tribalisme, confiscation de fonds et diffamation. Décryptage.

L’objet du communiqué est intitulé: « condamnation ferme des propos diffamatoires de Guy Mesmin Wambo, maire de Loum, à l’encontre des chefs traditionnels, garants de nos traditions ». Communiqué de l’association des Chefs traditionnels et notables de Loum (…..). Ces notabilités font savoir leur courroux suite aux propos tenus par le maire de Loum, lors de l’émission « Cartes sur table », diffusée sur la chaîne de télévision Stv. Propos qualifiés de « maladroits, diffamatoires, sans fondements, mensongers, à fort élan de campagne électorale, et à la limite vexatoires » par les chefs traditionnels Bafuns, Babong et Bonkeng, qui composent les populations autochtones de l’arrondissement de Loum.

Dans cette émission, Guy Mesmin Wambo a indiqué en mondovision, « question les chefs traditionnels auraient donné des consignes de vote aux populations lors des dernières élections municipale et législative », et « qu’il est victime d’un complot de la part des chefs traditionnels de l’arrondissement ». Dans une confrontation des déclarations du magistrat municipal par rapport à la réalité, l’association des chefs traditionnels et notables de Loum bat totalement en brèche les propos de l’élu portant sur un prétendu complot des chefs traditionnels contre sa personne.

À ce sujet, les notabilités sont formels: « …Le père géniteur du maire a été fraternellement accueilli sur les terres Bafuns sans arrières pensées. Il a reçu toutes les bénédictions des populations autochtones au point d’être adjoint au maire de l’époque, raison pour laquelle il a fait toute sa vie à Loum, comme c’est le cas pour le maire actuel et ses frères. C est grâce aux bénédictions reçues par son père que Monsieur Wambo Guy Mesmin est devenu maire de l’opposition sans que personne ne s’en offusque. Mais ce dernier n’est pas reconnaissant et pour manifester son ingratitude, il n’a jamais recruté un enfant autochtone à la mairie, pire encore, il ne recrute que les ressortissants de son département d’origine ».

Et les chefs traditionnels Bafuns, Babong et Bonkeng de poursuivre: « de même, il méprise les chefs traditionnels qui ont accueilli son père et qui l’ont accepté, en les traduisant constamment en justice, comme c’est le cas de leurs majestés feu Ngwete et l’actuel Chef traditionnel du village Manengwassa. Tout ceci parce que ces Chefs voudraient protéger le lieu sacré des Bafuns que le maire est déterminé à détruire pour ses intérêts particuliers. À ce jour, il ne serait pas grossier de dire que monsieur Wambo est un maire tribaliste, car il refuse de par ses actes de reconnaître l’existence d’une population autochtone. Il se dresse même contre ladite population en ne l’accordant aucune opportunité lui permettant de s’affirmer. Pour preuve, plutôt qu’un fils Bafuns, Babong ou Bonkeng soit désigné officier d’état civil, dans le canton Babong, cet élu municipal a opté pour un militant de son parti », insistent-ils.

Concernant les consignes données aux populations, ces derniers accusent davantage : « l’élu municipal brille par sa mauvaise foi. Au lieu de reconnaître que les Bafuns, Babong et les Bonkeng, ont tourné le dos à l’opposition, il préfère parler d’un complot alors que le vote est personnel et secret ». Par ailleurs et sur le cas particulier du Canton Babong, Guy Mesmin Wambo, indique le document signé par les autorités traditionnelles, « a confisqué la somme de 20 millions de FCFA dédiée à cette localité dans le cadre des retombées issues de l’Ufa ». Ce qui a eu le don d’attiser le courroux des fils et filles Babong.

Face au tableau extrêmement négatif, les représentants des autochtones de Loum exigent le retrait immédiat des propos tenus par le maire, et des excuses publiques et officielles à l’endroit des Chefs traditionnels Bafuns, Babong et les Bonkeng. À défaut, préviennent-ils, « nous nous réservons le droit d’engager toutes les actions légales et citoyennes nécessaires pour défendre notre honneur et notre dignité en vue de préserver toujours la paix à Loum ».

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