(Georges SEMEY). Selon un communiqué radio presse signé par le Ministère de la défense, il n’en ressort aucune lésion traumatique, mais plutôt l’existence de graves pathologies et de lourds antécédents médicaux, d’après des examens complémentaires effectués jusqu’en Suisse.
Après environ 3 mois d’une longue attente, le dénouement se précise pour la dépouille de Georges Anicet Ekane, opposant Camerounais décédé au Centre médical militaire de Gendarmerie nationale à Yaoundé, le 1er décembre 2025, alors en détention,. Dans un communiqué signé par le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Nguemo, le Chef de Division de la Communication du Ministère de la défense. « …..En vue d’élucider les circonstances réelles de son décès, une enquête avait été ouverte à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale, en même temps qu’une autopsie médico-légale était préscrite », plante-il le décor.
Concernant particulièrement le rapport de l’autopsie médico-légale, le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Nguemo, il en ressort finalement après 86 jours de supputations, « une absence totale de lésion traumatique, et l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux ». Concluant à « une mort naturelle », le rapport évoqué a été produit, tient à rassurer le Ministère de la défense, par une collégialité composée d’un Professeur et de deux (2) Docteurs en Médecine, sur la base des examens complémentaires effectués au Centre universitaire Romand de Médecine Légale en Suisse.
Sur l’enquête administrative, le Chef de Division de la Communication du Ministère de la défense est également disert. « Il ressort d’une part que l’interpellation et la garde à vue du nommé Ekane Anicet Georges étaient consécutives à son implication dans les manifestations violentes enregistrées à Douala, avant et après la publication des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, et d’autre part, que son décès était survenu alors que l’enquête judiciaire ouverte sur divers griefs légaux suivait encore son cours », explique abondamment l’officier.
Conséquence de la publication des résultats de l’autopsie médico-légale, les scellés ont immédiatement été levés sur la dépouille de l’homme politique, le 23 février 2026, par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, à qui le rapport d’autopsie médico-légale a été remis.
Ce qui signifie par ailleurs, que la famille du disparu ou ses ayants droit peuvent désormais disposer du corps interné à l’Hôpital central de Yaoundé.
Anicet Ekane était âgé de 74 ans et avait été interpellé le 24 octobre 2025 à Douala.

