(Félix BEDA). Cette phase débouchera sur l’effectivité de la construction de la mine, de la zone de stockage du minerai, ainsi que sur la construction des infrastructures routières.
Les porteurs du projet parlent de « lancement technique ». Cette phase a été franchie ce 15 juillet 2025 au projet d’exploitation industrielle de la bauxite de Minim-Martap (Région de l’Adamaoua), gisement mis en valeur par l’entreprise Camalco, filiale Camerounaise du groupe Australien, Canion Ressources. Fuh Calistus Gentry, le Ministre par intérim de l’industrie et du développement technologique (Minmidt) a procédé, au nom du Président de la République, au lancement de cette étape cruciale de ce grand projet, considéré comme le plus grand projet industrialo-minier en Afrique.
Projet dont les différentes composantes présentent: « un volet mine » avec la construction de la mine et des autres installations minières connexes, « un volet infrastructures routières » avec l’aménagement de 45 km de route ralliant le site minier à la gare de Makor, un « volet transport » avec la construction des infrastructures ferroviaires et les installations dédiées au Port autonome de Kribi, un »volet énergie » avec la mise en place d’une unité de production d’énergie, et un « volet industrie » avec la construction d’une unité de traitement de la bauxite en Alumine.
Important à relever, le projet d’exploitation industrielle de la bauxite de Minim-Martap connaît un niveau assez avancé dans son plan de développement. Ont immédiatement été lancés les travaux relatifs à la construction de la mine et du stockage du minerai, ainsi que ceux relatifs à la construction des infrastructures routières (45 kilomètres).
Sont annoncés pour à court terme, le démarrage des travaux de construction des voies d’accès à la gare minéralière à Makor, dès le 25 juilllet 2025, la construction des voies d’accès de cette zone mineralière, à partir du 15 septembre 2025. Quant à la
réhabilitation des infrastructures ferroviaires sur une distance de 600 km entre Makor et Douala, les travaux dédiés débutent en septembre prochain, en partenariat avec la société Cameroon Railways (Camrail).
Autre point, ce sont les autorisations accordées par les départements ministériels sectoriels: notamment, le Ministère des travaux publics, le Ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), concernant la délivrance du certificat de conformité et la validation des termes de références des études d’impact environnemental et social relatif au projet,
et l’autorisation d’importation des wagons et locomotives qui permettront à la société Camalco de passer la commande de 22 locomotives et 560 wagons qui seront acheminés au Cameroun avant ou en février 2026.
En plus de ces avancées significatives relevées, le projet inclut d’importantes retombées socioéconomiques pour le Cameroun en général et pour les populations riveraines et autochtones en particulier. Ainsi, un taux de 10% de la valeur du produit fini extrait du gisement, sera attribué à l’Etat. Un compte spécial de développement des capacités locales au sein des arrondissements et villages concernés au taux de 1% du chiffre d’affaires, a été ouvert. Par ailleurs, l’entreprise Camalco versera à l’Etat un volume de 33% de son bénéfice au titre de l’impôt sur les sociétés, un taux de 10% de ses dividendes à la Sonamines et 15% de ses dividendes au titre de l’impôt sur la distribution des dividendes.

