(DIM DIM). C’est ce qui ressort du Conseil de communauté, réuni le jeudi 26 mars 2026, au palais de la culture Sawa. Le compte administratif de l’exercice 2025. a été voté par l’ensemble des conseillers présents. L’institution boucle par conséquent l’exercice écoulé avec un budget passé de 72 milliards de FCFA à 91 milliards de FCFA.
Le satisfecit général était perceptible au siège du Ngond’a Sawa, où s’est tenu la session ordinaire du conseil de la Communauté urbaine de Douala, consacré à l’examen et à l’adoption du compte administratif 2025. Satisfecit au regard des résultats exceptionnels enregistrés dans un contexte pourtant difficile. Ces résultats positifs obtenus dans un environnement économique complexe, ont été salués à leur juste valeur par le Dr Roger Mbassa Ndine et le préfet du département du Wouri, qui invitent par ailleurs les acteurs de ces performances, à redoubler d’efforts, tout en se projetant sur de nouveaux défis à venir afin de rendre la ville de Douala économiquement attractive.
Un budget au service de la ville
Il importe de saluer la résilience de l’exécutif communautaire qui a su trouver les palliatifs pour exécuter ce budget, malgré les éléments de conjoncture endogènes et exogènes, dont les impacts ne sont pas négligeables. Une résilience qui a permis le passage du budget de 72 milliards, à près de 91 milliards de FCFA. Cette bonne santé financière des caisses de la Communauté urbaine de Douala, a permis de financer des chantiers essentiels tels que: la voirie, l’éclairage public et l’insertion socio-professionnelle des jeunes.
«Le bilan est globalement satisfaisant, nonobstant les difficultés que nous avons eu du fait de la conjoncture internationale et nationale. Nous avons pu réaliser les recettes généralement en hausse», a indiqué le Maire de la Ville. Le Dr Roger Mbassa Ndine qui fait observer néanmoins que le besoin en ressources reste immense pour couvrir les missions de la ville : «le point faible de notre demande reste les engagements de dépenses (…). Nous devons renforcer nos effectifs de manière à ce que nous puissions saisir davantage les opportunités qui s’offrent à nous». Il n’a pas manqué saluer le partenariat Cud /Boissons du Cameroun, qui a abouti à la rénovation des cimetières de Deido et Ngodi. Fruit d’un «partenariat fécond entre la ville et une entreprise privée».
Loin des polémiques dont une certaine presse veut attiser, le préfet balaie d’un revers de la main, les veillites de conflit qu’on lui trouve avec le maire de la ville. M. Syliac Marie Mvogo, préfet du Wouri, a salué le partenariat de la Cud et cette entreprise privée, et se dit satisfait de cela produit pour l’embellissement de la ville : «Vous avez vu le travail titanesque qui a été abattu (…) la décentralisation est une option fondamentale prise par le chef de l’État pour développer le Cameroun à partir de nos territoires», souligne le représentant de l’Etat.
Les perspectives de 2026, malgré les signaux de la guerre en Israël
Le Dr Roger Mbassa Ndine se veut prudent malgré la bonne santé financière, il soutend que l’avenir impose la vigilance face aux tensions mondiales : «2026 reste une année pleine d’incertitudes et quand nous entendons les bruits de canons à l’extérieur, on se demande comment cela va se répercuter chez nous. Nous abordons la nouvelle année avec beaucoup de prudence, mais avec beaucoup de détermination à aller de l’avant».
Relevons que l’épineux problème de l’hygiène et la salubrité urbaine demeure avec acuité. Autant il faut se préoccuper de l’avenir économique, mais aussi, celui du visage de la ville de Douala interpelle davantage. Le Maire a un regard tourné vers les populations et les médias qui doivent jouer leurs rôles de sensibilisation : «je vous demande de sensibiliser les populations sur la question des ordures, la saleté de la ville n’honore aucun citoyen de cette ville (…). Ceux qui jettent les ordures partout sur la chaussée détruisent l’image de la ville et renforcent même les risques de maladies».
Avec le dialogue participatif entamé par le Dr Roger Mbassa Ndine, depuis 2020, l’idée est aussi de responsabiliser les populations qui doivent être partie prenante dans la gestion des ordures ménagères dans sla Ville. « C’est un bilan 2025 satisfaisant, qui invite à un appel à la mobilisation citoyenne pour 2026 », a conclu le maire de Douala.

