Education financière: les promoteurs de Pme imprégnés sur les bonnes pratiques et astuces pour une croissance durable
(Auguste Domo). Incompréhension des concepts financiers, difficultés d’optimisation de la gestion des ressources et d’amélioration de la rentabilité, absence ou insuffisance de compétences en matière de réduction des risques financiers, ainsi pourrait se résumer les principaux facteurs qui impactent le développement des PME ; avons-nous appris ce mercredi 25 mars 2026 à l’occasion de la 5e édition du Coffee Time qui s’est tenue à Douala.
Cet évènement qui se veut une plateforme d’échanges, de partage, de mise en relation et d’information des Pme, vise principalement à «construire des passerelles efficaces entre l’Etat et les banques locales», dans le but ultime d’accorder de meilleurs accompagnements aux promoteurs des petites et moyennes entreprises et ainsi construire une croissance inclusive et durable.
Comme pour les rencontres précédentes, cette dernière édition a réuni des experts des questions bancaires, des représentants des institutions étatiques en charge de l’accompagnement et du financement des Pme, qui autour de trois thématiques notamment: «les défis structurels du financement des Pme au Cameroun», « le rôle de l’Etat : instrument d’accompagnement des Pme», «banques et institutions financières : vers des modèles adaptes aux réalités des Pme». Thèmes centraux présentés à la centaine de promoteurs de Pme et entrepreneurs présents pour la circonstance, qui ont également été imprégnés sur les freins actuels à l’accès au crédit, les dispositifs publics en termes de formation, subventions, allègements fiscaux, sans oublier les innovations en cours en matière de financement et les attentes des banques vis-à-vis des Pme.

Une conclusion majeure s’est dégagée à l’issue des échanges, les entrepreneurs doivent mieux se former avant de procéder à la matérialisation de leur projet et des structures étatiques et non étatiques sont ouvertes pour cela. Les promoteurs des Pme doivent bien structurer et formaliser leurs activités, mieux s’informer et se constituer en réseaux pour davantage garantir leur croissance. Il leur a aussi été conseille la spécialisation en vue de créer une plus-value.
«On l’a entendu dans le premier panel, il faut s’organiser, se structurer et surtout allier son besoin en fonction de son besoin d’évolution. Une entreprise qui est en train de démarrer n’a pas le même besoin qu’une entreprise qui est en phase d’extension. Par la suite, il y a aussi un problème de structuration. On ne sollicite pas un financement sans avoir une bonne compréhension de son projet, un bon accompagnement. Lorsque les Pme viennent solliciter un accompagnement, ce sont ces trois aspects qu’on regarde, comment sont-elles structurées, si elle n’est pas bien organisée, le promoteur n’est pas connu, il n’a pas fait ses classes, comment est-ce qu’on va lui faire confiance ? », s’interroge Steve Bime, Ceo Pme Advice et promoteur de l’évènement coffee time.

Le secteur bancaire est un secteur réglementé et qui dit réglementé dit qu’il y a un certain nombre d’éléments que les banquiers font ce qu’on appelle les do diligences pour vérifier que le financement qu’on va octroyer n’aura pas d’impact sur l’épargne du public. Donc c’est un élément important l’organisation, la transparence dans ce qu’on fait. Les bonnes pratiques en matière de transparence, c’est par exemple faire domicilier ses recettes dans la banque. Qui dit domiciliation ne dit pas forcément épargne. Qui domiciliation dit faire par exemple passer le flux d’activités par un compte bancaire pour avoir une traçabilité de ce qu’on fait, ajoute-t-il.