(DIM DIM). Les comptes ont été présentés par le Dr Roger Mbassa Ndine, maire de la ville de Douala, le 31 juillet 2025, au cours d’une séance plénière marquant la deuxième session ordinaire du conseil de cette institution décentralisée.
En décembre 2024, le budget a été voté à la somme de 112 milliards FCFA, en recettes et en crédits de paiement. Mais les chiffres ont été revus à la baisse pour faire un budget équilibré en recettes et en crédits de paiement de 90,77 milliards FCFA, avec paiement au montant de 90,77 milliards de FCFA, avec toutefois, des autorisations d’engagement de 99,9 milliards FCFA environ. Une réévaluation qui a tenu compte de certains facteurs.
D’apres le Dr Roger Mbassa Ndine, maire de la ville et ordonnateur des dépenses, les crédits de paiement ont été revus à la hausse à hauteur de 68,77 milliards FCFA et l’enveloppe totale des autorisations d’engagement a connu un accroissement de 15,6 milliards FCFA. Il fallait bien tenir compte du contexte marqué par des «facteurs externes plus ou moins, loin de notre contrôle», va-t-il déclarer.
Bien que rendu au 30 avril 2025, les performances sur le plan global n’ont répondu favorablement aux attentes, à mi-parcours. «Les émissions de recettes ont atteint 52,4% de prévisions annuelles, avec un montant de 47,2 milliards de FCFA pour un nouveau déroulement effectif de 29,7 milliards de FCFA, incluant 651 millions de FCFA réalisés, sur les restes à recouvrer des exercices antérieurs. Les recettes fiscales ont produit 26,92 milliards FCFA, 92,91% de recouvrements réalisés, contre 7,19% pour les revenus propres, recouvrés quant à eux pour, un montant de 2.263 milliards de FCFA», va expliquer le maire de la ville, tout en rassurant l’assemblée.
Des performances à relever
Parceque, «les deux catégories de recettes s’inscrivent à la baisse relative aux réalisations enregistrées tous les semestres de 2024». Et s‘agissant des recettes propres, «elles ont connu des évolutions contrastées à l’investissement réel par rapport aux performances au 30 juin 2024. Tandis que les produits d’indépendance du secteur de l’évaluation pour le permis de construire ou ceux des droits d’occupation des parcs de stationnement, par exemple, se sont inscrits à la baisse, les recettes au titre des droits de place sur les marchés, des droits d’occupation des parcs, ou des produits de procession des emplacements publicitaires, ont augmenté par rapport aux réalisations du premier semestre de 2024», le maire se veut rassurant, et nourrit la volonté de remonter la pente d’ici la fin d’année.
Sur le volet dépenses, les engagements d’un montant de 24,245 milliards de FCFA ont été réalisés au premier semestre. Soit 24,28% de la valeur globale des autorisations d’engagement. Les ordonnancements des dépenses de la même période sont évalués quant à eux, à 14,225 milliards de FCFA, soit 15,8% du montant total des crédits de paiement inscrit au budget.
Les recettes qui rassurent
Avant tout le préfet du Wouri, a estimé qu’il fallait bien «éviter une navigation à vue» et qu’il fallait marquer «un temps d’arrêt pour jeter un regard rétrospectif et avoir une idée de la marche de notre communauté urbaine », souligne Sylyac Marie Mvogo. Pour le représentant de l’Etat, «la ville englobe les communes d’arrondissements. Et il est bon que la vision de la ville soit manifestement bien appropriée par les communes d’arrondissements, pour que les uns et les autres cheminent en regardant vers la même direction, pour accroître la réalisation des attentes de nos populations. Personne ne peut faire ce travail tout seul», a-t-il indiqué avec un air de satisfaitit.
Aussi, «le budget qui a été voté après les amendements portés à près de 90 milliards, est en bonne exécution au niveau des recettes. Nous avons encore des difficultés de démarrage au niveau des dépenses, notamment les dépenses d’investissement« , fait observer le préfet du Wouri en guise de conclusion. Une plénière au cours de laquelle, deux grands conseillers ont été officiellement présentés à l’assemblée à l’instar du Pr Noël Essomba, également Directeur de l’hôpital général de Yaoundé.

