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Occupation des sols à Douala: le Plan de 2015 remplacé par une nouvelle matrice

(DIM DIM). Les ateliers de consultation y afférents se sont ouverts ce 6 janvier 2026, sous la présidence du Dr Roger Mbassa Ndine, le Maire, en présence des membres des acteurs de la société civile, des experts en urbanisme, des autorités traditionnelles, et autres institutionnels.

Pour rappel, les précédents et derniers plans d’occupation des sols élaborés datent de 2015. À plus d’une dizaine d’années, et sont aujourd’hui dépassés. Avec ce boom démographique exponentiel, l’on était loin d’imaginer que Douala serait une ville de 5 millions d’habitants. Au regard, de l’évolution du temps, il est clair que les problématiques de la ville en 2026, sont totalement différentes de celles d’il y a dix ans.

Au-delà de ce constat, fait par le Maire de la ville qui ne se limite pas à déplorer cette situation, il note qu’il faut revoir les plans d’occupation des sols (Pos) : «nous devons, nous projeter dans une ville de Douala qui compte 8 à 10 millions d’habitants. Il faut prévoir les infrastructures, les équipements, les moyens de mobilité etc… Tout ce qu’il faut pour que les habitants vivent dans un cadre de vie agréable», a expliqué, Dr Roger Mbassa Ndine, qui invite les populations à s’impliquer pour que l’opération soit menée à bien.

Soulignons que, la révision des plans d’occupations des sols de la ville de Douala,.implique une adaptation de la planification urbaine aux mutations que connaît la ville et aux nouveaux défis qu’elles entraînent comme la démographie galopante. Selon lui, la planification, c’est anticiper, c’est savoir par d’exemple que le prix du Km2 de terre aujourd’hui à Bonanjo peut atteindre demain 2 millions de FCFA. Et que cette flambée des prix va créer d’autres contraintes, d’autres pressions que la ville se doit de gérer.

Pour, Jean Daniel Ebongue, Directeur de la planification urbaine des aménagements et de la mobilité à la Communauté urbaine de Douala, architecte de formation déclare: «rien n’est encore bouclé. Nous avons fait un premier travail avec les couches sociales qui opèrent en matière d’aménagement. Maintenant, nous sommes en train de le restituer nos premiers résultats aux populations pour savoir si c’est en harmonie avec leurs aspirations» a-t-il indiqué, à propos de l’évolution des plans en cours d’élaboration.

Une planification s’impose

Il est désormais incontestable qu’il faut anticiper sur les problématiques des Pos à Douala. Le Maire a fait observer que dans le domaine du foncier, la flambée des prix est graduelle à mesure que le temps passe. Il n’existe pas de ville dans le monde où le prix du foncier diminue. « Devenant de plus en plus attractive et attirant de plus en plus de monde, Douala doit être repensée », affirme l’élu. À l’opposé des anciens plans d’occupation des sols qui n’avaient réservé qu’une portion congrue au transport fluvial dans une ville traversée de parts en parts par les fleuves, le Maire a annoncé l’introduction du transport fluvial dans les plans en vue. À ce sujet, il parle de «principale innovation», dans le système de mobilité urbaine.

Le Plan directeur d’urbanisme et les plans d’occupations des sols de 2015 avaient pour objectifs de transformer la ville en un cadre de développement urbain et de la doter d’un instrument opérationnel de maîtrise de l’occupations des sol (Pdu-Pos). Rappelant ces objectifs, le Dr Roger Mbassa Ndine constate que dix (10) ans plus tard, la croissance urbaine rapide, l’essor démographique et la pression foncière ont affiché leurs limites face au plan initial.

À travers la révision des Pos en 2025, l’exécutif communautaire recherche l’adéquation entre le zonage et les politiques nationales et locales. Or, l’exécutif communautaire pense que la révision devra aussi proposer des orientations stratégiques et un zonage actualisé. Et cela passe par l’implication des Communes d’Arrondissement, qui sont plus proches des populations et à même d’apprécier le besoin.

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