(Georges SEMEY). Procédures interminables, transmission tardive des dossiers, laxisme des cadres, inertie etc….Ce sont quelques goulots d’étranglement majeurs identifiés et causes de délais de paiement anormalement longs des pensions retraites. Des pistes de solutions durables afin de ramener à 45 jours ce délai, ont été explorées ce 21 août à Yaoundé.
Sur initiative du Ministère des finances,
les acteurs de la chaîne de la solde étaient réunis, avec pour objectif général d’optimiser les délais de traitement de dossiers des pensions retraites. Cyrille Edou Alo’o, le Directeur général du budget, représentait le Ministre des finances, Louis Paul Motaze, à cet important séminaire au cours duquel les participants ont plancher sur les voies et moyens pour la mise en oeuvre des procédures adéquates afin de ramener irrémédiablement lesdits délais à 45 jours.
Un défi majeur au regard des pesanteurs et goulots d’étranglement qui entourent cette obligation financière publique à l’endroit de ses ex-employés à la retraite ou leurs familles. La concertation fait suite à plusieurs réunions du même type, dont celle tenue en 2018, lorsqu’un groupe de travail avait été commis au sein du ministère des finances. Groupe de travail dont la mission portait sur un audit du circuit de prise en charge des actes de pension. Au terme de cet audit, quelques constats avaient été formulées. Dont celui des lenteurs dans le processus de traitement des dossiers de pension.
Parmi ces constats, figuraient la longue chaîne des compétences et des visas dans le circuit de transmission et de traitement des dossiers, les nombreuses étapes à parcourir par le dossier, l’insuffisance et le laxisme des cadres métiers, l’inertie dans les services et les retards accusés par les usagers eux-mêmes pour déposer leurs dossiers, ou encore l’instabilité des outils de gestion électronique des données.
« Malgré les solutions prises pour y remédier, dont la remise en prépension des pensionnés, la mise en place d’un dispositif simplifié de transmission et de réception des dossiers, le réaménagement des outils de suivi des cotations et des codifications des dossiers par agent et par service et la mise à jour de l’interface Sigipes-Antilope, les plaintes n’ont pas cessé d’affluer auprès de la hiérarchie du ministère des finances », a affirmé le Directeur du budget.
Par conséquent, ce département ministériel a décidé résolument de prendre définitivement le taureau par les cornes, dans la mouvance de la mise en service, depuis janvier 2025, de l’application Aigles. À cet effet, le Ministère des finances, à travers la direction de la dépense des pensions et du personnel (Ddpp), a opté pour le boostage de la réflexion sur cette problématique. Ce, « pour que les acteurs de la chaîne pension s’investissent pleinement à répondre aux préoccupations des usagers en général, et des pensionnés en particuliers », soutient Cyrille Edou Alo’o.
Au terme de cet important séminaire, les participants ont identifié les goulots d’étranglement qui persistent, dégagé les responsabilités, et formulé des recommandations qui aideront les différents chefs de départements à prendre des mesures fortes, et permettront de répondre aux préoccupations des pensionnés.

