(Félix BEDA). Depuis ce 2 janvier 2026, les activités de d’inspection non-intrusives des cargaisons sont réalisées par ce nouvel opérateur adoubé par le Port autonome de Douala, le 26 décembre 2025. Mettant fin à 10 ans.de règne de la Société générale de surveillance, dans ces opérations de sécurisation et contrôle des marchandises au débarquement et avant embarquement.
Comme annoncé, c’est désormais effectif depuis ce 2 janvier 2026. Les opérations de scanning menées par le nouvel opérateur Transatlantic D ont bel et bien débuté au port de Douala-Bonaberi. Au total, 343 conteneurs ont été scannés au premier jour. Marquant par conséquent un tournant décisif dans le contrôle des cargaisons et la sécurisation des marchandises sur la place portuaire de Douala.
Les navires Msc Haïti, Grande Angola ou encore le navire roulier Zagor ont été soumis à cette activité désormais portée par TransAtlantic D, et qui « vise à instaurer un système de scanning à 100% pour renforcer la sécurité du port, améliorer la performance opérationnelle et accroître la compétitivité du port de Douala-Bonabéri. Cet objectif se traduit par une réduction significative du temps de passage portuaire des marchandises, ainsi que par une sécurisation accrue des recettes douanières », apprend-on du Port autonome de Douala.
Rappelons que les activités d’inspection non-intrusives des cargaisons (scanning) complète le dispositif de sécurisation du Port de Douala-Bonaberi, en conformité au code Isps, et conformément à la concession à la concession attribuée au nouvel opérateur par l’autorité portuaire de Douala. Afin de susciter l’adhésion des acteurs de la place portuaires et booster cette activité, TransAtlantic D à décidé « exceptionnellement et temporairement, d’opérer à titre gratuit: « aucun frais ne sera perçu durant cette période transitoire. Il est toutefois expressément rappelé que cette gratuité n’emporte aucune dérogation aux obligations procédurales. L’ensemble des opérations de scanning demeure strictement obligatoire », déclarait ce 1er janvier 2026, le Directeur général de TransAtlantic D.
Notons également que la phase transitoire évoquée par l’opérateur a pour finalité d’assurer une appropriation progressive des nouveaux dispositifs, de permettre aux usagers portuaires de se familiariser avec les procédures en vigueur, de garantir le continuité des opérations sans perturbation, er de renforcer, de manière graduelle, la sécurité, la traçabilité et la transparence des flux de marchandises. Le processus de scanning se découpe en quatre phases: l’intégration des données de cargaison, l’orientation des cargaisons vers les zones de scanning autorisées, l’acquisition et l’analyse des images de scanning, la validation réglementaire par les autorités compétentes et l’émission de la facture de scanning.
« Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive visant à moderniser les infrastructures portuaires et à renforcer la sécurité des échanges commerciaux internationaux. Il est attendu que la mise en œuvre de ce système de scanning contribue à positionner le Port de Douala-Bonabéri comme un hub logistique de référence en Afrique centrale », réaffirme le Port autonome de Douala-Bonaberi.
C’est le 26 décembre 2025 que Cyrus Ngo’o, le Directeur général du Port autonome de Douala (Pad) annonçait officiellement dans un communiqué, qu’à compter du 1er janvier 2026, les opérations de scanning ou d’inspection non-intrusives des cargaisons au Port de Douala-Bonaberi allait désormais exclusivement être réalisées par l’opérateur TransAtlantic D S.A. Mettant fin à la concession attribuée à Sgs. « Tout conteneur dont les frais de scanning n’auront pas été dûment réglés, ne sera pas autorisé à poursuivre son cheminement dans la chaîne logistique portuaire », prévient Cyrus Ngo’o.
C’est depuis 2016 que le groupe Société générale de surveillance (Sgs) est implantée au Cameroun et à travers sa filiale Sgs scanning des conteneurs au débarquement et avant embarquement, suite à un accord-cadre avec l’État du Cameroun, via le ministère des finances. Sgs scanning disposait de 4 scanners positionnés sur la place portuaire de la capitale économique.

