1 août 2026

Recettes budgétaires: la Cud boucle le premier semestre 2026, avec un taux de recouvrement évalué à 51,3%

(Dim Dim). Soit 47,12 milliards de FCFA engrangés à mi-parcours des prévisions budgétaires annu. Le conseil de communauté urbaine de Douala s’est réuni en session ordinaire, ce jeudi 30 juillet 2026. 

L’objectif principal de cette session ordinaire était celui de faire le point, à mi-parcours, sur l’exécution du budget 2026, et de jeter les bases d’une meilleure consommation des crédits, d’ici décembre.

Présidée par le préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, aux côtés du maire de la Ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, la session a réuni parlementaires, autorités administratives, conseillers régionaux du Littoral et grands Conseillers de la communauté urbaine de Douala (Cud).

Un budget résilient à mi-parcours

Fixé à 91,85 milliards de FCFA, le budget de la communauté urbaine de Douala,  affiche une bonne tenue, malgré le contexte économique fortement impacté par des éléments endogènes et exogènes.  Au 30 juin 2026, un montant de 47,12 milliards FCFA a déjà été recouvré, soit 51,3% des prévisions annuelles. Côté dépenses, un léger décalage a été relevé. Mais l’exécutif assure qu’il sera résorbé au second semestre. Cette performance permet déjà d’équiper les régies municipales, et de maintenir le financement des grands projets : assainissement, voirie et futur Bus rapid transit (Brt) etc….

Par ailleurs, les responsables des différentes entités de la Cud ont présenté, tour à tour, l’état d’avancement de leurs budgets, les activités réalisées, les dépenses engagées et les ressources encore disponibles. À l’issue de deux (2) jours d’intenses travaux préparatoires et d’une visite de terrain, le conseil a dégagé des orientations claires : renforcer la discipline budgétaire dans toutes les directions, optimiser les dépenses pour éviter les fuites et les retards, et accélérer la mobilisation des ressources et la mise en œuvre des projets prioritaires.

Selon le Dr Roger Mbassa Ndine, sur les résultats et les défis : «malgré un contexte financier exigeant, la communauté urbaine de Douala demeure résolument engagée dans la réalisation des projets structurants». Car,  pour lui, «beaucoup reste encore à faire pour l’amélioration et la modernisation du cadre de vie des populations».

Le chef de  l’exécutif communautair, poursuit en rappelant que : «le bilan financier à mi-parcours s’avère très encourageant. Cette gestion financière rigoureuse et la maîtrise des emprunts bancaires, nous permettent d’équiper efficacement les régies municipales et de financer les grands projets d’infrastructure. Sur le terrain, les résultats sont déjà bien visibles et font l’unanimité auprès des conseillers».

Sur la question de  l’insalubrité, le maire n’a pas manqué de rappeler, la responsabilité de tous citoyens de la ville: «les textes existent. Maintenant, il y a des gens qui viennent verser les ordures à deux heures du matin, on ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen. Je crois que c’est vraiment, la prise de conscience que nous sommes en train de faire. Celle du changement de mentalités», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «nous allons mettre en place des systèmes de veille dans les points de regroupement pour que celui qui vient verser les ordures à même le sol, soit appréhendé, et on lui inflige soit une amende, soit on l’oblige à les ramasser. Ce qui est en chantier en ce moment, c’est de voir comment on peut mettre un minimum de coercition. Mais la solution efficace, c’est que les gens adhèrent à ce que nous sommes en train de faire».

Les délibérations ont donc positionné l’optimisation au cœur de la stratégie de cette institution de décentralisée. L’enjeu pour la communauté urbaine de Douala, est celui de tenir tous les engagements pris, accélérer les projets, et garantir que chaque franc mobilisé, serve directement à la transformation urbaine de Douala.

Au terme de la session ordinaire, le préfet du département du Wouri, garant de la loi, a instruit une accélération des chantiers en cours, qui devraient passer par l’optimisation des recettes, la gestion rigoureuse des crédits, et une amélioration substantielle de consommation des recettes. Sylyac Marie Mvogo a, par ailleurs exhorté, les grands  conseillers de la Cud, à plus d’implication dans le suivi et le contrôle des chantiers.

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