Troubles socio-politiques à Douala: plusieurs enquêtes ouvertes
(Olivier NDICKA). Plusieurs interpellations ont eu lieu, parmi lesquelles des financiers de ce mouvement de protestation.
Le climat post-électoral au Cameroun laisse transparaître avec acuité de vives tensions sociales, alimentées par un discours politique pervers et incendiaire. Quelques minutes après la publication des résultats de l’élection présidentielle donnant vainqueur Paul Biya, le candidat du Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du Cameroun, dont Douala, la capitale économique.
Des quartiers populaires sont en effet, depuis le dimanche 26 octobre 2025, le théâtre de marches spontanées ou préméditées, malheureusement ponctuées par des actes de vandalisme, vols et casses de biens publics meubles et immeubles. Les journées de dimanche et lundi ont été particulièrement tendues dans les arrondissements de Douala 2ème, 3ème, 4ème et 5ème. Au quartier Ndogpassi (village), plusieurs stations-services ont été saccagées et brûlées par une horde de manifestants survoltés. Tout comme des banques, petits commerces, supermarchés etc….ont été vandalisés. Provoquant la réaction énergique des forces du maintien de l’ordre.

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Gouverneur de la région du Littoral a tout de suite réagi à travers une déclaration officielle du 26 octobre 2025: « répondant à l’appel irresponsable d’un candidat à l’élection présidentielle qui s’est auto-proclamé élu, plusieurs groupes de jeunes, sous l’effet des stupéfiants et animés par des intentions criminelles, ont semé le chaos dans plusieurs quartiers de la ville de Douala…. », reconnaît l’administrateur civil. Qui « condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence prémédités qui constituent une atteinte grave à l’ordre public, à la sécurité et à la sûreté nationale de l’État ».
Tout en déplorant profondément les pertes en vies humaines enregistrées, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua indique que des enquêtes ont été ouvertes « pour que toute la lumière soit faite sur ces malheureux incidents dont les auteurs et les instigateurs répondront devant les juridictions compétentes, conformément aux lois de la République.
En effet, de centaines d’arrestation ont eu lieu dans toutes les zones de tension où ont eu lieu marches et actes de vandalisme. Selon nos sources, les services spécialisés dans la sécurité, la sûreté, le renseignement et le contre-espionnage ont parallèlement mené des interpellations impliquant des financiers ou des auteurs intellectuels de ces événements.