Secteur du cacao: Neo Industry veut booster sa production de 48.000 tonnes par an
(DIM DIM). Grâce à l’extension d’envergure de son entreprise de Kekem, dont la mise en service est annoncée avant la fin 2026. L’entreprise passe de 32.000 à 80.000 tonnes par an, soit une augmentation de 150% de sa capacité.
C’est un bond historique. Neo Industry s.a, le transformateur camerounais basé à Kékem et dirigé par son Emmanuel Neossi, s’apprête à changer de dimension. Un bouleversement de la hiérarchie industrielle du cacao au Cameroun. Neo Industry va détrôner tous ses concurrents et devenir N°1. Jusqu’ici, le paysage de la transformation locale était dominé par 4 acteurs majeurs. Avec ses 80.000 tonnes futures, Neo Industry ne se contente pas de grandir. Elle prend le leadership national. Si l’on s’en tient aux chiffres de l’Office national du cacao et du café (Onc), le ministère du commerce, Business in Cameroon, avec le projet d’extension de Neo Industry (Kékem) du camerounais Emmanuel Neossy, sa production passera de 32.000 tonnnes à 80.000 tonnes.
Celle de Sic cacaos (Douala), du suisse Barry Callebaut est de 50.000 tonnes, Atlantic Cocoa (Kribi) de l’ivoirien Koné Dossongui (48.000 tonnes), 64.000 tonnes prévues en 2027, Africa processing (Mbankomo), amse fixe à 8.000 tonnes, et Samen Industry (Baré-Bakem) du camerounais Patrice Samen, en construction pour une production de 32.000 tonnes. En passant de 32.000 tonnes à 80.000 tonnes, Neo Industry, représentera à elle seule plus de 50% de la capacité nationale installée qui était de 150.000 tonnes en 2025.
L’enjeu dépasse Kékem
En 2024-2025, le Cameroun a transformé pour la première fois plus de 109.431 tonnes localement, soit 35% de sa production commercialisée de 309.518 tonnes. Avec l’arrivée de Neo Industry à 80.000 tonnes et d’Atlantic cocoa à 64.000 tonnes, le pays va franchir le cap des 200.000 tonnes de capacité industrielle, et se rapprocher de l’objectif gouvernemental de 50% de transformation locale.
Pour rappel, lors du lancement de la campagne cacaoyère 2025-2026, les autorités étaient déjà venues sur le site de Kékem constater l’avancée des travaux. La nouvelle usine ambitionne de faire de Kékem le pôle de référence de la transformation locale du cacao, au cœur du bassin de production de l’Ouest. C’est aussi le symbole d’une revanche: face aux multinationales Barry Callebaut (Suisse) et Atlantic Group (Côte d’Ivoire), un industriel camerounais devient le leader du marché.