(Jean Adoul). Plusieurs cas de cette maladie contagieuse ont été détectés au Centre Médical de la plantation de l’entreprise agroalimentaire, obligeant ses responsables à prendre des mesures urgentes pour éviter une propagation de la pathologie.
L’inquiétude était perceptible dans la localité de Kienke (Département de l’Océan). Un vent de panique souffle depuis quelques semaines suite au Centre Médical de la Socapalm, la Société Camerounaise de palmeraies, qui exploite ces aires agricoles. « Dès les premiers signes, les équipes médicales se sont mobilisées, en lien avec les autorités sanitaires, pour assurer une prise en charge rapide, renforcer la surveillance et sensibiliser les populations », rassure la Socapalm.
Toujours d’après ds responsables, l’entreprise a immédiatement engagé des actions de vaccination ciblées, en coordination avec le District de santé de Niete, afin de limiter la propagation de la maladie. « À ce stade, la situation est sous contrôle et les personnes suivies présentent un état stable.
Il est à noter que toutes les actions menées l’ont été en coordination avec les autorités sanitaires de cette localité », explique la Socapalm.
La rougeole est une infection virale respiratoire très contagieuse, caractérisée par une forte fièvre, une toux, un écoulement nasal, des yeux rouges, puis une éruption cutanée rouge débutant au visage avant de s’étendre, pouvant entraîner des complications graves comme la pneumonie, l’encéphalite, la cécité, voire la mort, mais qui est évitable grâce au vaccin Rougeole
-Oreillon-Rubéole (Ror) et à une couverture vaccinale élevée.
D’après les spécialistes, la rougeole peut toucher n’importe qui n’ayant pas d’immunité. Mais elle est fréquente chez les enfants non vaccinés, surtout ceux fréquentant garderies ou écoles, ainsi que chez les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (moins de 1 an) et les adultes non immunisés. La Socapalm affirme, une fois de plus, pour convaincre et marquer sa maîtrise de la situation: « aucun membre du personnel médical n’a été touché », ajoutent les responsables de l’entreprise ».
La Socapalm a été créée par l’État du Cameroun en 1968, sur les cendres de la Sopacor (Société des Palmeraies du Cameroun Oriental), appartenant à la société coloniale Socfin, qui recueillait les palmiers naturels dans la zone de Dibombari. Privatisée en 2000, par la cession des 90 % des actions détenues par l’Etat au groupement Palcam, suite à un bail emphytéotique sur une superficie de 78.529 ha, d’une durée de 60 ans, en 2005, un avenant audit bail a été effectué, ramenant la contenance superficielle des terres rurales de la Socapalm à 58.063 hectares, avec une production d’environ 100.000 tonnes d’huile par an.
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