Site icon Ripostes

Terminal mixte vraquier: 106 milliards de FCFA de redevances pour le Pad en 25 ans

(DIM DIM). L’information est du Directeur général du port autonome de Douala (Pad), Cyrus Ngo’o, à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure, à ériger sur la rive droite du fleuve Wouri à Bonabéri. Le lancement des travaux dédiés a eu lieu le 25 juillet 2025, en présence du Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute qui présidait la cérémonie ce jour, au nom du Chef de l’Etat.

Porté par le Port Autonome de Douala (Pad) et l’entreprise Africa ports development (Apd), le projet financé à hauteur de 282 milliards de FCFA, vise à transformer la place portuaire de Douala, en un hub logistique incontournable pour la sous-région et au-delà. Il permettra aussi au Port autonome de Douala, de gérer efficacement l’important flux de vrac minéralier et agroalimentaire.

Dans son allocution de circonstance , le Directeur général du Pad, Cyrius Ngo’o, relève que, « ce projet stratégique s’appuie sur un partenariat public-privé de type build-operate-transfer. Un modèle qui permet non seulement d’attirer des capitaux privés essentiels, mais aussi d’assurer un contrôle public et une pérennité de l’infrastructure à long terme ».

Informations techniques

Le constructeur Negri se donne cinq (5) ans, pour la réalisation de ce terminal, qui sera doté de 900 mètres linéaires de quais et d’une vaste plateforme de 36 hectares, dédiée aux opérations de vrac. Outre les aspects opérationnels, le projet prévoit également la construction d’un bâtiment administratif de 4.000 m², un magasin de stockage de 3.000 m² et un atelier de 3.250 m². L’ensemble, complété par des silos additionnels portant la capacité totale à 120.000 tonnes, et conçu pour répondre aux besoins logistiques croissants de la zone industrielle de Bonabéri, et surtout, des pays enclavés de la sous-région, tels que le Tchad et la République Centrafricaine. La livraison du premier quai est attendue pour 2028.

Toujours d’après Cyrus Ngo’o, « les aménagements projetés sur la rive droite, à travers le développement dun nouveau terminal mixte vraquier, permettront donc de répondre partiellement aux hypothèses de croissance du trafic. Puis, seront nécessairement complétés par d’autres programmes d’investissement prévus par le schéma directeur de développement à long terme du Port de Douala, afin de couvrir les capacités portuaires correspondant aux hypothèses de croissance du trafic maritime, et aux besoins de l’industrie portuaire », a-t-il déclaré.

Un projet à Impact économique locale

À terme, le terminal mixte vraquier devra créer plus de 4.000 emplois directs et indirects. Sur 25 années d’exploitation prévues sous un partenariat de type Bot, l’État du Cameroun attend des revenus globaux estimés à 258 milliards de FCFA, dont 152 milliards de FCFA, d’impôts et taxes et 106 milliards de FCFA, sous forme de redevances pour le Port autonome de Douala. Soit une enveloppe annuelle de 4,2 milliards de FCFA. Cet afflux financier permettra de consolider les ressources de l’État et de soutenir le développement d’autres projets d’infrastructure nationaux.

Le premier ministre, Dr. Joseph Dion Ngute s’est réjouit, au nom du Président de la République, des avancées notables enregistrées au sein du Port de Douala-Bonaberi. Il félicite d’ailleurs le Directeurgénéral, pour le respect scrupuleux des directives du plan directeur d’aménagement et de modernisation du Port de Douala, ainsi que sur la qualité du choix des partenaires pour la réalisation de ses ouvrages. Le chef du gouvernement croit fermement que le Port de Douala jouera pleinement son rôle de hub portuaire dans la sous région, avec une incidence positive au sein de la population Camerounaise, et continuera à impulser d’avantage le développement.

Ces projets lancés, parmi bien d’autres, traduisent l’engagement et la détermination résolue du Port autonome de Douala, à moderniser durablement cette plateforme névralgique, dont les résultats participent activement à la dynamique de développement, non seulement du Port de Douala-Bonabéri, mais également de l’économie locale, nationale et régionale.

Quitter la version mobile