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Cession de Chococam: les dessous de la rencontre entre Minkama capital et Tiger Brand

(Georges SEMEY). L’opérateur économique Fabrice Ndjodo, nouvel acquéreur majoritaire de cette entreprise agroalimentaire a rencontré, ce 20 avril 2026, la délégation sud-Africaine conduite par S.E Mandla Langa, Haut Commissaire d’Afrique du Sud au Cameroun, autour du Ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana.

Acté le 10 novembre 2025, le processus de cession des actifs détenus par le Sud Africain Tiger Brand au sein de la société Chocolaterie confiserie Camerounaise (Chococam), au fonds d’investissemnts Camerounais Minkama capital, se poursuit entre le cédant et le cédé. Une rencontre de haut niveau a regroupé autour de Luc Magloire Mbarga Atangana, le Ministre du commerce, la partie Sud Africaine composée de S.E Mandla Langa, Haut Commissaire d’Afrique du Sud au Cameroun, de Tjaart Kruger et Thushen Govender, respectivement Directeur général et Directeur financier du groupe agroalimentaire, et la partie Camerounaise représentée par Fabrice Ndjodo, le promoteur de Minkama Capital.

Au centre de la concertation, l’évaluation d’étape de la transaction, cinq (5) mois après la signature de l’accord de cession. L’audience a précisément permis d’examiner les contours des étapes à franchir dans les prochains jours : l’approbation de la Commission de la concurrence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), les autorisations de contrôle des changes, ainsi que la délivrance des quitus fiscaux en faveur de Chococam et de Tiger Brands.

« Cette transition s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision de transformation structurelle de l’économie camerounaise portée par le Chef de l’État, S.E Paul Biya. Car il s’agit de valoriser sur place les richesses que le sol camerounais produit, faire du cacao non plus une matière première exportée brute, mais le socle d’une industrie nationale à forte valeur ajoutée, capable de générer de la richesse, de l’emploi et de la compétitivité au bénéfice des Camerounais eux-mêmes. C’est précisément pour coordonner ces démarches réglementaires et s’accorder sur le calendrier de réalisation de l’opération que la délégation a sollicité cette audience auprès du Ministre du commerce », apprend-on d’une source proche de cet dossier.

Rappelons que c’est en 2009 que le groupe Sud Africain a acquis 74,9% du capital de Chococam, devenant par conséquent l’actionnaire majoritaire. Fabrice Ndjodo, le repreneur, table sur un passage de flambeau apaisé, afin de préserver les acquis opérationnels et industriels de Chococam (emplois, contrats, capital, investissements, siège social…). Côté Sud Africain, Tiger Brands est persuadé que Minkama capital, acteur porté dans les réalités du marché camerounais et continental, dispose des atouts nécessaires pour consolider les acquis, remobiliser les employés, renforcer la chaîne de valeur cacaoyère, et repositionner l’entreprise dans une nouvelle phase de développement.

« L’opération s’inscrit dans un environnement institutionnel que le Cameroun s’efforce de consolider : celui d’un pays qui entend peser sur les conditions dans lesquelles son tissu industriel évolue, et qui veille à ce que les reconfigurations capitalistiques des entreprises opérant sur son sol respectent scrupuleusement le cadre juridique national et sous-régional« , a conclu le Ministre du commerce,

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